Les deux se ressemblent, coûtent à peu près le même prix et se rangent dans le même tiroir. Pourtant ils ne répondent pas du tout au même besoin : le dateur horodate, le numéroteur séquence. L’un répond à la question « quand ? », l’autre à la question « dans quel ordre ? ». Choisir le mauvais, c’est se retrouver à écrire à la main ce que le tampon aurait dû faire.
Le dateur porte des molettes tournantes — jour, mois, année — que l’on fait défiler à la main. Il imprime une date que l’on modifie chaque matin, ou à chaque changement de besoin.
On le rencontre partout où la date fait foi :
Deux variantes existent. Le dateur simple n’imprime que la date. Le dateur à texte, plus utile en entreprise, encadre la date d’une mention fixe gravée : « REÇU LE », « PAYÉ LE », « TRAITÉ LE », ou le nom de la société au-dessus et la date en dessous.
Le numéroteur possède un mécanisme à roues chiffrées qui s’incrémente automatiquement à chaque impression. On le règle une fois, il compte tout seul.
Ses usages sont différents :
Le paramètre déterminant est le mode de répétition. Un numéroteur se règle pour avancer d’un cran à chaque frappe, mais aussi pour répéter le même numéro deux, trois ou quatre fois avant d’incrémenter — indispensable quand un même numéro doit figurer sur un original et ses copies.
| Critère | Tampon dateur | Tampon numéroteur |
|---|---|---|
| Question traitée | Quand ? | Dans quel ordre ? |
| Réglage | Manuel, à chaque changement de date | Automatique à chaque frappe |
| Usage phare | Réception, accusé, contrôle | Dossiers, pièces comptables, registres |
| Texte fixe possible | Oui (« REÇU LE ») | Rarement |
| Risque d’erreur | Oublier de changer la date | Décalage après une frappe ratée |
Oui, des modèles combinés existent, associant molettes de date et roues de numérotation. Ils sont précieux pour l’archivage réglementaire, où chaque pièce doit être à la fois datée et numérotée.
Leur revers est mécanique : plus de pièces mobiles, donc plus de réglages à surveiller et une usure plus rapide. Pour un usage intensif, deux outils séparés restent souvent plus fiables — et plus rapides, puisque l’on n’a pas à vérifier deux réglages avant chaque frappe.
Pas en lui-même. Il constitue un élément de preuve interne, comme un cachet de réception, mais n’a pas la force d’une date certaine au sens juridique. Le raisonnement est le même que pour le cachet d’entreprise.
Oui, c’est même l’usage le plus répandu en entreprise : mention fixe gravée au-dessus, date mobile en dessous. Il faut alors prévoir un format un peu plus grand, comme expliqué dans notre guide des tailles et nombres de lignes.
La plupart des modèles disposent d’une molette de remise à zéro accessible au dos. En cas de saut de numéro constaté sur un registre, il est plus propre de noter l’incident que de tenter de rattraper la série.
Un dateur courant tourne autour de 4 mm de hauteur de chiffres, ce qui reste lisible après photocopie. Pour un usage sur documents reliés ou colis, préférez un modèle à chiffres de 5 mm.
Posez-vous une seule question : ce que vous devez prouver, est-ce une date ou un ordre ? Réception de courrier, contrôle, accusé : dateur. Dossiers, pièces comptables, registres : numéroteur. Et si les deux sont nécessaires quotidiennement, deux tampons encreurs distincts vous serviront mieux qu’un modèle combiné.