Vous envoyez votre logo, et la maquette revient avec un dessin empâté où le nom de l’entreprise a disparu. Le graveur n’a pas mal travaillé : le fichier fourni n’était pas gravable. Un tampon ne reproduit pas une image, il creuse une matière. Cette contrainte élimine d’emblée les dégradés, les couleurs et les traits fins. Voici ce qu’il faut fournir pour obtenir une empreinte nette.
Une plaque de tampon est composée de zones en relief, qui prennent l’encre, et de zones en creux, qui n’en prennent pas. Il n’existe aucun état intermédiaire. Tout ce qui est gris, transparent ou dégradé doit être tranché : soit ce sera plein, soit ce sera vide.
C’est pourquoi un logo pensé pour l’écran ou pour l’impression quadri ne se transpose jamais tel quel. Il faut en préparer une déclinaison monochrome, souvent appelée version « noir et blanc au trait ».
| Format | Type | Adapté à la gravure ? |
|---|---|---|
| .ai, .eps, .svg, .pdf vectoriel | Vectoriel | Idéal — redimensionnable sans perte |
| .png avec fond transparent | Matriciel | Acceptable en haute résolution |
| .tif, .bmp haute définition | Matriciel | Acceptable |
| .jpg | Matriciel compressé | Déconseillé — bords sales |
| Capture d’écran, image de site | Matriciel basse déf. | Inutilisable |
Le vectoriel décrit le logo par des courbes mathématiques : il s’agrandit ou se réduit sans jamais perdre en netteté. C’est exactement ce dont a besoin un graveur qui doit adapter votre logo à une plaque de 15 mm de haut.
Si vous ne disposez que d’une image matricielle, visez au minimum 600 dpi à la taille finale d’impression — soit une image large et nette, pas la vignette de votre site.
Si votre logo est riche, ne renoncez pas — simplifiez-le. La démarche tient en quatre gestes :
Ce test d’impression à taille réelle est le meilleur contrôle qui soit, et il ne coûte rien.
Trois configurations se rencontrent :
Comptez environ un tiers de la surface pour le logo : au-delà, le texte devient trop petit. Notre guide des formats et du nombre de lignes détaille les arbitrages.
Avant gravure, le fournisseur envoie une maquette à valider. Trois vérifications valent la peine d’être faites posément :
Une fois la plaque gravée, aucune correction n’est possible : il faut la refaire.
Demandez le fichier source à votre graphiste. À défaut, un logo simple peut être revectorisé, mais un logo complexe demandera une reprise du tracé.
Non pour la gravure, qui est monochrome. La couleur du rendu final dépend de l’encre, pas du fichier. À choisir selon votre usage : voir notre article sur l’encre adaptée au support.
Techniquement oui sur un grand format, mais la lecture est aléatoire : la moindre bavure d’encre casse le décodage. Prévoyez un module d’au moins 0,5 mm et testez avant de commander en série.
Environ 10 mm de côté pour un symbole simple. En dessous, seules les formes les plus épurées restent identifiables.
Fournissez un fichier vectoriel, monochrome, sans dégradé, avec des traits d’au moins 0,3 mm et des contreformes dégagées. Testez le logo imprimé à taille réelle avant de valider. C’est cette préparation, plus que la machine, qui détermine la netteté d’un tampon encreur personnalisé.